Epica - Requiem for the Indifferent (2012) Critique
1. Karma
2. Monopoly on Truth
3. Storm the Sorrow
4. Delirium
5. Internal Warfare
6. Requiem for the Indifferent
7. Anima
8. Guilty Demeanor
9. Deep Water Horizon
10. Stay the Course
11. Deter the Tyrant
12. Avalanche
13. Serenade of Self-Destruction
14. Nostalgia
Groupe : Epica
Album :Requiem for the Indifferent
Année : 2012
Nationnalité : Néerlandaise
Proucteur: Sascha Paeth & Epica
Studio : The Gate Studio,
Wolfsburg, Allemagne
Artwork : Stefan Heilemann
Label : Nuclear Blast
C'est avec un certain
plaisir que j'ai acheté récemment le dernier album du groupe batave
Epica. En effet, jusqu'à présent il a su faire preuve d'une
progression constante dans la qualité de ses albums. Tenant l'objet
dans mes mains je constate qu'une fois encore le packaging est de
bonne qualité avec un digibook des plus agréable (c'est mon format
préféré). Cependant, également je dois dire que la pochette est
ratée et même encore plus laide qu'à l'accoutumé, une espèce de
mannequin tenant dans sa main un masque de soudeur pointant du doigt
une clef dans un arbre ! Bref ça part mal,,,
Artwork : 1/2 (pour
le digibook)
Il est temps d'écouter
ce nouvel album. Ce qui surprend d'emblée c'est que la structure de
l'album est similaire aux précédents albums, à savoir une petite
intro instrumentale suivie d'un morceau assez long, puis d'un titre
plus court faisant office de single, puis une ballade puis une
alternance de morceau court et long pour finir par le morceau le plus
long. Donc pour l'originalité on repassera.
Alors quid des morceaux
me direz-vous ?
Disons que ça part plutôt
bien avec le premier titre « Monopoly On Truth » qui est
bien efficace et qui indique qu'Epica n'a pas changé de style
depuis le dernier opus. Voix lyrique de Simone, grognement de Mark,
grosse rythmique passage plus calme, du classique mais qui fonctionne. Ensuite vient le single « Storm the Sorrow » que vous
pouvez voir ici. Là encore un bon morceau qui se retient bien, un
bon choix donc.
C'est par la suite que ça
se gâte. En effet les morceaux suivants sont assez quelconque et on
se prend à trouver le temps long. Autre surprise, Simone s'essaye à
utiliser une voix « plus normale » ce qui est assez
bizarre au début. Et puis on se dit que c'est quand même mieux
lorsqu'elle se la joue lyrique. On s'ennuie ferme de « Delirium », une ballade poussive, jusqu'à « Deter the Tyrant » qui
n'est pas sans rappeler « Façade of Reality» mais en moins
bien. On est au 12ème morceau lorsque l'attention est à nouveau relancée avec « Avalanche » et « Serenade of
Self-Destruction ». Le coté symphonique ressort à nouveau de
façon agréable et bien écrit, ce qui permet de finir le disque sur
une note positive. Je ne parle pas du bonus track qui n'a pas grand
intérêt à mes yeux, 3'30 quelconque,
Alors pourquoi cet
ennui ?
Et bien il semble que
Mark Jansen ait voulu complexifier ses arrangements et donné un
côté presque progressif qui ne fonctionne pas et qui perd
l'auditeur petit à petit. Avec son autre groupe « Mayan »
il a déjà proposé ce genre de structure et ça n'a pas vraiment
marché. Et c'est sans doute à cause de ce même groupe où il peut hurler à
volonté qui fait que ses passages vocaux sont moins fréquent
laissant la place à une Simone tentée par des nouvelles expériences
vocales pas toujours réussies.
Musique : 10/15
On termine en parlant de
la production. Force est de constaté que les guitares se veulent
moins tranchantes que d'habitude et donne l'impression d'être en
retrait. Encore un effet « Mayan » ?
On peut le penser. Néanmoins le son est bon, avec la voix de Simone mise en avant ainsi
que la section rythmique très puissante. Tout est à peut prêt
acceptable pensez-vous...Mais c'est sans compter sans l'incroyable
bévue de Nuclear Blast (et sans doute du groupe lui-même) qui a fait
pressé le CD sans les paroles du dernier morceau qui est devenu un
instrumental. C'est gênant quand il s'agit d'un des meilleurs titres
de l'album. Alors qu'à fait NB? Ressortir les CDs avec la bonne
version du dernier titre et reprendre les albums défectueux ?
Eh non, il a mis en téléchargement le morceau « Serenade of
Self-Destruction » . Alors je me retrouve avec un album
incomplet et à coté un mp3,,,faut pas venir se plaindre si les gens
n'achètent plus de CD, et je parie que d'ici la fin de l'année, NB ne
va pas se priver pour ressortir une nouvelle version augmentée avec
le bon titre cette fois. On se fait avoir dans les grandes largeurs
pour rester poli. Merci NB.
Production 2/3
Gageons néanmoins
qu'Epica sera rebondir car ce n'est que la 1ère déception dans une
discographie jusque là sans fausse note. Rendez-vous au prochain
album.
(Ps : pour avoir
assister au concert d'Epica au Bataclan, je pousse un coup de gueule
face à la version boum pour teenager du titre The Phantom Agony,
tout le monde qui saute et les lumières flashy, vraiment n'importe
quoi!)
Requiem for the
Indifferent : 13/20
Ma première critique...ne soyez pas trop dur dans les commentaires ;-)
Ma première critique...ne soyez pas trop dur dans les commentaires ;-)

Commentaires